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Mon job, de la peur au plaisir est disponible dans toutes les librairies
et sur internet chez Amazon.fr, Fnac.fr, Eyrolles.com....

La dédicace de "Passion du Livre"

http://www.passiondulivre.com/livre-28930-mon-job-de-la-peur-au-plaisir-28-conseils-pour-changer.htm

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Et si nous invitions ensemble le travail à la campagne présidentielle !

Partageons les solutions!

Conclusion

La peur et le plaisir sont les deux systèmes de survie individuels et collectifs qui ont permis à l’homme de s’adapter depuis des millénaires.

Dans nombre de situations de souffrance au travail, c’est l’entreprise, cette « personne morale » qui est vécue comme prédatrice du salarié. Or, nos mécanismes de peur s’adaptent mal à ce prédateur invisible, immatériel, dont les pulsions sont issues d’un autre monde, celui de la finance internationale. Finie l’entreprise paternaliste et son patron, contre lequel il était encore possible de faire face, en groupe, entre hommes, dans une dernière stratégie instinctive de survie.

L’organisation sociale, issue de la volonté politique des nations est dépassée par ces entreprises transfrontalières. Sous la pression, les lignes de fractures s’y propagent comme dans un champ desséché. Il faut donc réinventer des stratégies collectives et individuelles de survie.

Pouvons-nous nous cantonner aux stratégies primitives de stupeur, de soumission ou de fuite ? Aux combats entre congénères pour conserver l’accès aux ressources qui se raréfient ? Ces comportements seraient dangereusement éliminatoires et sélectifs.

Pour survivre face à ce prédateur d’un nouveau type, le salarié apprend à connaître les signaux de danger. Comme les animaux, il modèle ses modes de pensée et sa stratégie de vie en conséquence. Il adapte ses lieux et modes de vie, y compris les temps de reproduction et de croissance de sa progéniture. Le comportement de soumission est cependant la stratégie d’adaptation la plus répandue.

Mais l’entreprise vit elle-même dans un milieu de prédateurs. Elle ne peut survivre sans salariés motivés, innovants et créateurs. Ce prédateur d’un nouveau type apprendra d’autant plus vite à ménager sa proie que celle‑ci saura lui donner les signaux d’agression, de stupeur, de fuite ou de soumission susceptibles de le menacer dans sa survie.

Salariés et entreprises ne s’affrontent plus dans la production, l’organisation ou le métier, ils s’affrontent au niveau éthique. Délaissant les combats internes, ils s’affrontent sur des champs externes : l’environnement, les organisations internationales, les médias. Privés de communication et de vie sociale dans l’entreprise,
ils la recréent ailleurs. C’est le temps des blogs, des raves et des forums. Privés d’espace de dialogue sur les éléments concrets, ils ouvrent l’espace mental de l’humour, du décalage, de l’absurde et des plaisirs qu’ils suscitent. Conscients d’être prisonniers d’un système qui les dépasse, ils apprennent à s’auto-administrer du plaisir.

Les salariés adaptent leur comportement et leur capacité à générer du plaisir, seule source de survie à long terme. Ils ont appris à vivre « ici et maintenant ». Mais après ?

L’entreprise, elle, n’a pas de plaisir, pas d’extase… Elle survit tant que ses fluides l’animent, tant que les consommateurs/salariés achètent ses produits. Tant que cela est leur bon plaisir…

Il faut que tu respires,

et ça c’est rien de le dire

Tu vas pas mourir de rire,

et c’est pas rien de le dire.

À vous maintenant d’imaginer vos solutions...

L’entreprise survivra si elle redevient

source de plaisir pour ses salariés.

Il ne tient qu’à elle de leur redonner une âme.

Mickey 3D