23 octobre 2007
Mercenaires toutes compétences
Une nouvelle race de salarié est en train de naitre: le salarié indépendant. C'est un salarié qui est inscrit dans une entreprise dite de Portage, qui gère toute la partie administrative de son contrat de travail. Il en est "salarié" Mais c'est le salarié qui choisit ses missions et son travail. Il choisit de vendre ses capacités à une entreprise puis une autre au gré des missions.
C'est une sorte d'interimaire. Ses missions ont un objectif, c'est lui qui définit le temps qu'il faut pour l'atteindre et vend sa prestation à l'entreprise.
De plus en plus de spécialistes de haut niveau choisissent ce mode d'intervention en entreprise car il leur permet d'exercer toujours à haut niveau sans être soumis aux procédures paparassières de l'entreprise. Les cadres de l'entreprises lui commandent une prestation et cotnrolent son travail s'ils le peuvent. En fait, un ecart se creuse rapidement entre ces superprofessionnels et le cadre d'entreprise, englue dans la gestion et le management.
C'est donc une manière de garder ses compétences et de gérer son évolution professionnelle. On peut quitter ce statut à tout moment pour redevenir salarié normal.
C'est la fin d'un choix draconnien pour les spécialistes d'un métier ou d'une technique: faire carrière de manager ou exercer leur métier et continuer à progresser.
Les entreprises commencent juste à comprendre qu'elles peuvent elles-aussi disposer de spécialistes à la demande. Les seniors s'y engouffrent.
Mais ces mercenaires des temps modernes n'ont pas juré fidélité à leur employeur.. C'est la rançon de leur disponibilité..cela fragilise les entreprises et impose plus de transparence...
A suivre
17 octobre 2007
Retraite : Le Mur de berlin est tombé pour tout le monde
Le spectre des retraités de l'ancienne Russie, dignes et misérables, aux revenus inadaptés à l'évolution du coût de la vie, après la chute du mur de Berlin, nous hante tous. Demain, pour nous aussi ? Dernier bastion de la protection sociale: celle des statuts particuliers. Désormais, Le Mur de berlin est tombé pour tout le monde, y compris en Europe !
Les clauses de retraite des régimes spéciaux, constituaient une partie du contrat de travail, passé avec une entreprise, le plus souvent d'Etat. Il comportait des avantages et des contraintes. Souvent, il n'y avait pas de caisse de retraite complémentaire.Ces emplois étaient accessibles à tout le monde. Chacun a fait son choix en pesant avantages et inconvenients.
C'est vrai que certains ont protégé leurs avantages à l'éxcès et conservé des avantages qui ne reposaient plus sur la réalité; D'autres ont accumulé ou cumulé les bénéfices.
Aujourd'hui, tout doit changer pour les retraites. Harmonisation générale, sans tenir compte du contrat initial. Curieuse vision d'une loi exceptionnellement rétroactive...
Un vent de Perestroika souffle en france. On sait combien elle laissera de coté tous ceux pour lesquels il est trop tard pour rebondir. Les nouvelles règles du jeu changeront les conditions d'existence de chacun. Les jeunes actifs, nés dans le nouveau système, comme ces nouveaux russes, y trouveront leur place. Ce mal etait-il nécessaire?
Le gouvernement démontre aujourd'hui, comme il avait déjà commencé, que les engagements de l'Etat ne valent que des paroles électorales. Cela me gène. On aurait pu aligner les nouveaux contrat de travail, ou les contrats de travail au jour de la réforme et considérer les droits acquis au prorata du temps passé dans l'ancien et le nouveau système.
La suppression pure et simple du passé et des engagements est-il bien constitutionnel ?
Pendant le même temps, l'impunité règne sur les fraudes de toutes natures, et la question qui hante est: Peut-on enlever le droit aux prestations à ceux qui ont fraudé pendant des années, ou continue t-on à classer "sans suite" les dossiers (3 dossiers sur 4)?
Tous à la fac de droit, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond....
20 septembre 2007
Travail à vendre
Le monde du travail s'enrichit: Il y avait les agences d'interim, capables de fournir des salariés mobiles et temporaires. Plus chers car il faut rémunérer l'agence.
Le développement des salariés indépendants ouvre de nouvelles pistes: les entreprises de portage qui moyennant 10 à 12% de vos émoluements prennent en charge la gestion de votre contrat de travail, de vos facturation de vos assurances...de l'URSAFF et des charges patronales.Et voilà la simulation pour 1000 €uros facturés au client (l'entreprise qui a besoin de votre travail). Reste 496 € pour vous.
Étape 1 - | ||
1 |
Chiffre d'affaires HT |
1000 |
2 |
Taux de frais de gestion |
% 10 % |
| Étape 3 - Résultats de la simulation : | ||
| 3 | Montant des frais de gestion |
100 |
| 4 | Compte du prestataire = 1 - 3 |
900 |
| 5 | Charges patronales |
279.31 |
| 6 | Salaire brut ( dont congés payés, prime de précarité, de vacances etc.) |
620.69 |
| 7 | Charges salariales |
124.14 |
Salaire net |
496.55 | |
Mais plus fort, le salarié indépendant va avoir besoin de trouver du travail. Un autre acteur entre alors en lisse: l'intermédiaire. Moyennent 20% de majoration, c'est lui qui fournit le travail au salarié indépendant. Total pour l'entreprise 1200 €uros. Total pour celui qui fait le travail toujours 496 €uros.. sur lesquels il va payer des impots bien évidemment.. Bon prince 20%... Je vous fais grâce des impots locaux et autres taxes foncières..il faut bien habiter quelque part. Reste :
Étape 4 - Bon pour manger | ||
8 |
impots sur le revenu |
100 |
9 |
TVA sur tout achat 19,6% |
80 |
Bon pour manger pour celui qui fait le travail Étape 5 : 300 euros
Or l'entreprise a payé 1200 €uros. On comprend que les entreprises soient au bord du gouffre et les salariés aussi. On comprend que le PIB s'écroule et que le commerce extérieur s'asphyxie..
04 septembre 2007
Consultant danger public!
Expliquez moi! Un consultant doit règler 1600 €uros d'assurance avant même sa première heure de conseil alors qu'un chasseur paye 15 euros pour avoir le droit de porter un fusil de chasse ! Consultant =danger? ou racket?
Vivre de son travail ? Indépendant, profession libérale, artisan, avant de pouvoir travailler, il y a loin de la bouteille à l'encre. Et nombre d'obtacles administratifs à règler. Peu importe le chiffre d'affaire. On paye avant! (URSAFF, assurance, inscriptions aux registres des métiers, associations professionnelles)...Compter 2000 euros avant de faire votre première heure..de travail... Est-ce encore rentable ? Les faillites de medecins et d'avocats se multiplient. Et les attaques en justice aussi.... Seules les grandes entreprises et leurs services juridiques fiscaux amortissent les frais sur le nombre..
Au secours ! Professions préservées (?): Cartomancienne, peripapeticienne, journaliste (pas toujours), gens du voyage...Tous en caravanne....Le bonheur est dans le pré...Avec un fusil à sanglier et quelques collets
21 avril 2007
Suicide au travail : tendance ?
Dans les suicides au travail, le rôle des syndicats est doublement interrogé :
- En tant qu'acteurs majeurs des collectifs, les syndicats tiennent les CHSCT de la plupart des grandes entreprises, les organismes paritaires et le CE. N'ont-ils pas la capacité et les finances pour mobiliser autant que de besoin des experts sur tous les sujets. Qu'ont-ils acté depuis des années, dans leurs compte-rendu ?
- En tant qu'accompagnateurs des individus concernés, ont-ils interrogé l'organisation ou culpabilisé les salariés, leur rendant l'expression impossible?
Le rôle des médecins du travail mérite aussi d'être interrogé :
- Mandatés pour assurer la sante physique et mentale des salariés, ils enregistrent depuis des années la montée de la souffrance et l'addiction généralisée aux drogues diverses, béquilles indispensables.
- Ont-ils confronté le management sur l'organisation du travail en regard de la souffrance des salariés?
- Leur réponse ultime a souvent été la mise en incapacité de travail, ce qui renvoie la responsabilité de sa souffrance au salarié et ne résout pas le problème pour ceux qui restent.
Y a t-il eu aveuglement collectif ? Comment, pourquoi est-ce possible ? Le tissage de liens entre les uns et les autres dans nos entreprises françaises est-il toujours vertueux?
A t-on collectivement renoncé à interroger l'organisation du travail ? La dictature de l'ISO, sa complexité, ses rigidités ont-ils découragé le bon sens?
21 février 2007
Départs anticipés : Totale discrimination
Les départs des séniors s'étagent dans le plus grand désordre. Chez HP, les départs se négocient avec des primes à payer immédiatement l'ISF, alors que d'autres se retrouvent hors du champ de l'emploi avant la retraite: trop vieux, supposés scérosés, inadaptés... Il y a les gagnants et les perdants.
Et il y a le scandale des golden parachutes.
Et il y a les femmes : Discriminées à l'embauche, discriminées pendant leur carrière (à travail égal salaire inégal, formations inégales, promotions inégales), discriminées à l'heure de la retraite faute de cotisations suffisantes.
Ou est l'égalité de traitement ? Comment peut-on tolérer que la fin d'activité sucite tant d'inégalités ?
04 janvier 2007
Don Quichotte - A quand le droit au travail ?
Belle démonstration de performance médiatique et politique que cette croisade pour les mal logés. Efficacité record pour produire un dossier crédible, imaginer un nouveau concept "le droit au logement", une nouvelle loi et la faire voter.
Pourrait-on imaginer un concept identique pour le travail ? Un droit au travail pour tous ? Ce serait mieux que les RMI, les assistances diverses, les béquilles qui font tenir debout mais ne font pas un haomme qui marche. Qui portera le flambeau du travail? Sancho Pansa ?
28 novembre 2006
le whisle blowing ou droit d'alerte
Aux Etats-Unis, la loi Sarbanes-Oxley de 2002 permet aux salariés de dénoncer des fraudes dont ils seraient témoins ou complices. Ces procédures baptisées « whistleblowing » (« coup de sifflet »), ne concernent que les questions comptables. En France, plusieurs syndicats demandent qu’un réel droit d’alerte soit instauré pour les salariés et notamment pour les cadres.


