03 mars 2008
La fin des privilèges
Le dernier scandale
Le dernier scandale de l'UIMM provoque paradoxalement la réaction des patrons. Reellement indignés ou seulement Inquiets de se voir assimilés à des pratiques qui dépassent les normes de l'acceptables, soulèvent une juste indignation, imposent de prendre parti, effacent toute possibilité ultérieure de bénéfice de parachutes dorés.. bref.. sonnent la fin des privilèges.
Une prédation généralisée
Il y a de quoi en vouloir à l'homme par qui le scandale arrive.. même s'il est certainement loin d'être le seul, ni même le plus coupable.. Mais il en faut un dernier.. Qui devienne le symbole vivant de tout un système de prédation généralisée de quelques uns sur tous.
Un reveil ou une révolution
"Ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent des biscuits" a dit Marie Antoinette en voyant les sans culotte prendre d'assaut la Bastille. Ce dernier scandale d'abus de biens sociaux, sur fond de dépénalisation des délits des cols blancs votée par l'UMP sera-t-elle enfin l'étincelle alors que nombre de foyers s'interrogent sur comment donner à manger aux enfants chaque fin de mois? Oublira-t-on encore une fois?
Endormez-vous jusqu'au jour!
Le peuple se suffira t-il encore du pain et des jeux! La Télé y veille....
29 janvier 2008
SG compétences et Directon
Il y était une fois..en fait il y a environ 15 à 20 ans, où, avant d'exercer des responsabilités à haut niveau dans un métier, on excerçait auparavant ses talents dans le métier concerné. Ainsi, reconnu par ses pairs pour ses exceptionnelles compétences, on arrivait en tête de l'entreprise armé de connaissances, de sagesse et rompu à tous les jeux, à tous les niveaux. ces patrons là, il ne fallait pas leur en compter. Mais il faltait 30 ans et beaucoup de neurones pour faire un de ces patrons!!!
La fin du règne de l'ignorance?
Aujourd'hui, un petit tour à l'ENA ou dans une business school, quelques réseaux de connaissances bien placés, un poste à L'Elysée, et l'on a le droit de postuler comme administrateur dans les grands groupes industriels, financiers, ou d'assurance. Les jetons de présence s'arrachent, et il est hors de question de frisser un des membres de ce club si l'on veut continuer à accumuler les jetons à divers titres. car chaque administrateur cumule des mandats dans plusieurs sociétés. Ils font du business....Et confortent leur compte en banque.
Aujourd'hui, on découvre que les dirigeants des banques ne connaissent pas et ne maitrisent pas les produits qu'ils vendent et répandent sur le marché. Ils signent les yeux fermés sous peine de devoir refaire 5 années d'études pour comprendre de quoi il retourne. Ils font confiance à la base!
Haute technicité pour cerveaux musclés
Ce qui est vrai dans les finances est également vrai dans l'industrie, y compris les industrie hautement dangereuses comme la chimie ou le nucléaire. Pour faire signer un projet technique complexe, il suffit de placer quelques équations dans son dossier pour mettre tout le monde d'accord. On peut discuter à haut niveau de l'emplacement d'un tuyau, plus ou moins élégant, mais pas de la qualité de la mesure de débit, ou de la tenue structurelle de la charpente métallique aux aléas climatiques. Il y a de moins en moins de controle d'experts de haut niveau et de moins en moins d'experts puisqu'on ne peut faire carrière en France que dans le "Management". Les jeunes experts sont condamnés aux tableaux de bord ou à l'exil.
Un controle savamment rorganisé pour controler..le bas
Donc plus personne ne controle. Hors de question d'avouer que l'on ne peut/sait pas controler. La signature apposée sur un document signifie non l'accord technique mais l'accord stratégique ou gestionnaire! Nuance! Le système qualité est en général flou sur ce point. Dans la plupart des cas, c'est le manager de plus bas niveau qui porte tout le poids technique, les contraintes financieres qui limitent ses choix, et la responsabilité pénale si tout s'écroule.
La responsabilité civile et pénale
Ce que le sytème qualité -piloté par les patrons- ne fait pas c'est oter au chef d'Etablissement sa responsabilité civile et pénale..
Et si on s'en souvenait après 20 ans d'amnésie?
01 octobre 2007
Caisse d'épargne : deux salariés heureux
La CFDT des Caisses d’Épargne dénonce les bonus des dirigeants du groupe. À l’occasion de la création de Natixis et alors que « les salaires minimaux restent à des niveaux indécents », la branche CFDT dénonce les primes « faramineuses » de 80 000 et 150 000 euros attribuées aux dirigeants des Caisses d’Épargne en plus de leurs rémunérations, les plus élevées de tous les groupes mutualistes. La fédération rappelle que la rémunération annuelle du président du directoire de la Caisse nationale des Caisse d’Épargne, Charles Milhaud, est de 914 500 euros annuels, que celle du directeur général, Nicolas Mérindol, s’établit à 659 500 euros et que « la Caisse nationale refuse de porter le salaire minimal mensuel dans le groupe à 1 500 euros ». (10 février).
Il y a au moins quelques salariés heureux !
les cost killers se payent sur la bete.
Les Cost Killers sont ces société de consultants, de culture américaine, qui débarquent dans votre entreprise pour faire baisser les couts des produits.
Sur ce marche, la plupart des cabinets se rémunèrent sur la base du gain obtenu par le client. Il n'est pas rare qu'ils s'octroient ainsi la moitié des gains mensuels.
Pour obtenir des résultats, ils font pression sur les fournisseurs par une intensification de la mise en concurrence, et restructurent les travaux de l'entreprise ( restructuration des processus de travail, suppression d'ateliers, externalisation).
Les couts de ces interventions sont rarement pris en compte dans le cout du produit.. Il apparaitra après...
La question de la pérénité de leur action n'est pas posée. Si le produit ne répond plus aux exigences (surtout en termes de risques car l'apparence - comme celle des yaourts allègés -est toujours la même), le cost killer, parti intervenir ailleurs, laisse les ingénieurs démunis. les assurances prennent le relais pour indemniser quand la défaillance est prouvée.. Le cout des primes augmentent, les savoirs faire sont partis et les étrangers rafflent les marchés pendant que nous pansons nos plaies d'image ( Airbus and co).
Et quand les salariés s'effondrent dans un toujours plus généralisé, c'est la Sécurité Sociale qui règle l'addition.
Vous avez dit Reduction des couts ?? Dans un esprit de moralisation et de respect du travail, cette rémunération perverse devrait être interdite, tout autant que les rémunération des avocats en fonction des gains obtenus (enfin en principe).( Un challenge de plus pour madame Rachida Dati??)
28 novembre 2006
Etat zero de l'indépendance
Après une réelle tentative de responsabiliser les salariés, de leur attribuer un domaine d’autonomie, d’encourager la prise de décision en Adultes, force est de constater aujourd’hui une évolution conséquente. Sans nul doute, avec le nécessaire secret entourant les décisions stratégiques susceptibles dedéclencher l’affolement boursier, les espaces de décisions se sont restreints comme peau de chagrin. La plupart des cadres en sont réduits à avancer les yeux bandés aveccomme seul horizon un tableau d’objectifs vide de sens. Retour à l’état zéro de l’indépendance, au simple niveau opérationnel. Les salariés ont ainsi la terrible sensation d’avoir tourné à l’envers la roue du développement personnel.
La grande entreprise version post 2000, c’est l’entreprise gestionnaire, le terrain réservé des adultes, de la mesure, des faits, de la rationalisation. L’émotion n’a pas sa place dans l’entreprise. C’est le temps des tableaux de bord. C’est le temps de la gestion de la pénurie, celui où le produit « vache à lait» nourrit le chiffre d’affaires sans besoin d’innovation. Pour dégager plus de marge, les dirigeants opèrent toutes les coupes sombres possibles dans les budgets, à l’extrême limite de ce qui est légalement admissible. Les dirigeants très normatifs attendent des employés soumis.
