Mon Job, de la peur au plaisir

Le travail part en campagne ! Réagissez sur ce blog à vos conditions de travail! Donnons corps ensemble à une réalité déniée, afin que les solutions s'imposent! Recommandé par des Influenceurs.

25 janvier 2008

Souffrance au travail

La souffrance au travail : Toujours au Top Ten des visites de ce blog.

Permettez moi, pour cette nouvelle année 2008, d'adresser à tous ceux qui vivent une situation difficile au quotidien un message d'espérance. Le pire n'est pas certain. Le pire n'est pas obligatoirement à venir! Il y a encore des événements que nous ne connaissons pas et qui peuvent changer la donne pour chacun d'entre nous.

La souffrance naît de notre amour propre, de notre fierté, de notre attente. Elle fait son terreau de nos dissensions, de nos querelles, de nos goïsmes...Et si nous n'attendions rien ? Et si nous nous donnions la main? Et si nous gardions la certitude, quelle que soit l'attitude de nos oppresseurs, que nous sommes des êtres uniques, indispensables  nos proches, pleins de ressources (bricoler, jardiner, élever les enfants).

Et si nous apprenions le mépris avant la soumission.

Et si nous nous donnions plus souvent des signes d'amour.. dans la rue, dans le métro.

Apprenons à être attentifs aux autres même car le carburant du harcèlement au travail est de diviser..pour règner..et éliminer.

Et ne ratez aucune opportunité de formation qualifiante. Cette année 2008, c'est promis, vous allez vérifier vos droits à la formation.

Posté par Miekellee à 18:42 - Souffrance au travail - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Suicide et arme de service

Plus de 40 salariés se sont suicidés dans la police en 2007. Et déjà plus de 6 cette année si j'ai bien entendu. Lettre d'explication ou pas, sur le lieu de travail ou pas, ces suicides sont propres et nets. Sans bavure. Et la plupart du temps mortels!

Pour donner tout leur sens à ces messages muets, je vais me permettre un peit exposé parfaitement cynique.

La lettre indispensable. La préfecture et la police sont obligés de faire une enquête dès lors qu'il y a un lien entre le travail et le décès. Si l'acte de suicide est un signal majeur pour l'entourage et les supérieurs, l'absence de lettre permet tous les échanges Ping Pong de  responsabilité des uns sur les autres. Permet toutes les culpabilités.. souvent  à tord. Permet de dénoncer un autre coupable, qui n'y est pour rien, comme ce collègue qui a eu de longues conversations avec le suicidé sans pour autant réussir à le garder en vie.

Responsabilités : Une lettre, laissée sur le bureau peut disparaitre, pas une lettre postée avant le passage à l'acte. Une lettre assortie de quelques documents peut être encore plus efficace. dans tous les cas, il s'agit d'un accident de travail et le chef de l'établissement en porte a priori la responsabilité penale et civique.

Les assurances : Sait-on aussi que toutes les assurances immobilières ne couvrent pas le suicide (Credit agricole) ou seulement une année après la signature (Société Générale). Cette simple vérification avant le passage à l'acte permet de sauver sa famille et que ce geste" ait au moins un sens positif.

L'arme du suicide : Le suicide au pistolet de service n'est pas à la portée de tous. Et bien que l'on puisse parfaitement se suicider à l'engrais chimique, à l'électricité ou aux vapeurs toxiques emanant de nombre d'installations, je me demande combien de citoyens salariés se donneraient la mort si chacun avait une "arme de service".

A qui profite le crime ? Une arme pour chaque salarié ! - Ce serait une solution assez radicale, aussi subtile que cette "bonne petite guerre" que les patrons de nos grands pères appelaient de leurs voeux pour redonner du souffle à la société, à la natalité, et à leurs comptes en banque. Et puis le suicide, c'est quand même un choix purement personnel, n'est-il pas? Plus besoin de se commettre à envoyer les poilus au massacre. Ils y vont tous seuls!

Mais ne parlons pas de compte en banque aujourd'hui... C'est un sujet réservé à la Société Générale.

Pardonnez-moi. Je suis en colère à chaque nouveau suicide au travail...

Posté par Miekellee à 18:20 - Souffrance au travail - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 décembre 2007

Le suicide au travail au TOP

En ces temps de fêtes vous êtes nombreux à chercher sur ce blog des explications à la souffrance au travail, aux suicides..Tout le monde n'est pas à la fête.

Un petit coin de ciel bleu à EDF tout de même. Avec un petit coin de ciel bleu comme dans la pub, chaque agent a reçu la nouvelle charte éthique du personnel EDF. Le Respect des personnes y est inscrit en grandes lettres. Cette charte  - une nouvelle- est déclinée dans un document plus détaillé...Cela va t-il jusque dans le quotidien?

Quelque chose a progressé. Le grand silence s'est rempli de murmures. Le mien en a fait partie.

Cela nous dit que si nous ne sommes rien individuellement, chacun de nous peut, doit se lever quand il le peut pour faire avancer l'humanisme et l'humanité. On y perd à chaque fois quelque chose.. Souvent le soutien de ses collègues, parfois son emploi...Mais on y gagne le respect de ses enfants, de son conjoint.. de quelques amis (les vrais) et de soi-même.

Que votre choeur de questionnements toujours renouvellé sur le droit des humains soit repris comme une clameur par nos enfants pour qu'ils s'étendent enfin à l'ensemble du monde.. Les indiens et les chinois attendent depuis longtemps...

Cela changera t-il la prédation généralisée de quelques uns sur la multitude? Qui sait ? Peut-etre ont-ils eux aussi des enfants qui les regardent.

Posté par Miekellee à 23:40 - Souffrance au travail - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 juillet 2007

Souffrance au travail : Une réalité virtuelle ?

La souffrance mentale au travail a un aspect particulièrement sadique, puisque c'est la personne elle même qui se fait souffrir à travers les représentations qu'elle se fait, ou qu'elle a reçu  de ses exigences par rapport à la réalité.

Je vous invite à la lecture d'une nouvelle : "Miroirs". Elle date déjà de quelques années...

Serait-elle prémonitoire ?

cadre_espagne2

Ainsi, certaines personnes, soumises aux mêmes ciconstances vont réagir très différemment.

Pour certains, le mépris des autres, la non-reconnaissance peuvent permettre  de vivre heureux et caché au sein d'un système auquel ils contribuent modérémment.

Pour d'autres, isus de milieux rudes, où le combat est quotidien, les propos négatifs à fleurets mouchetés chers aux harceleurs seront autant d'occasion d'attaquer:"Ma gueule, qu'est-ce qu'elle a ma gueule?"

Pour ceux qui en tous états de cause ne seraient pas reconnus ou célébrés plus que cela dans un système de valorisation normal, se retrouvent au même niveau que les gens performants, le système est vécu comme positif.

Faut-il pour autant abandonner toute attente au risque de se disqualifier soi-même. C'est le but ultime des harceleurs.

Chacun peut trouver sa force en développant une sélectivité de l'attente vis à vis de l'autre et en choisissant ses combats et ses horizons de développement d'identité.

Posté par Miekellee à 18:10 - Souffrance au travail - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 juin 2007

CHô germanique

L'éternel exemple allemand : Un CHÔ en titre

Ronald McDonald hat den offiziellen Titel des „Hauptverantwortlichen für Fröhlichkeit“ (Chief Happiness Officer) der Fast-Food-Kette inne. Er steht als konkretes Beispiel für die auf Kinder ausgerichtete Strategie des Unternehmens häufig in der Kritik.

180px_Ronald_McDonald_sitting

Posté par Miekellee à 18:48 - Souffrance au travail - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

CHÔ : Chief Happiness Officer

Le Chief Happiness Officer, pourrait s'appeler en Français Responsable de la Qualité de Vie au Travail. L'urgence et l'actualité le font appeler QVT pour aller plus vite - vers la solution. Il pourrait - devrait - etre le contre pouvoir du DRH et de toute la direction pour tout ce qui concerne l'organisation du travail.

Il serait ainsi responsable de la santé mentale des salariés, grâce à une attention inexistante aujourd'hui sur l'évolution des processus de travail, des objectifs, des moyens, de la reconnaissance, de l'adaptation professionnelle des salariés... Il serait à la fois monsieur ou madame ISO 18001 et santé mentale.

technicien_med

Aujour'dhui, c'est le responsable qualité qui assure cette mission - avec des compétneces de technicien tournées vers le quantitatif (les célèbres indicateurs) orienté chiffre d'affaires. S'y ajoute le regard timide du médecin du travail appuyé sur le CHSCT. Très peu de salariés sont syndiqués. Ceux qui le sont  ne peuvent s'appuyer sur leur syndicat pour une approche  souffrance au travail sans être - très souvent - de prime  abord disqualifiés et culpabilisés ..

Un contre pouvoir s'impose donc qui soit à la fois au fait de l'organisation du travail, des tâches de chacun et de la psychodynamique du travail. Il faut qu'il appartienne au cercle de Direction tout en étant soutenu par un autre pouvoir que celui de la hierarchie directe.

Bienvenue aux CHO ou RQVT

Posté par Miekellee à 18:34 - Souffrance au travail - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 juin 2007

CROCOS : Bottom Up et Top Down

BOTTOM UP et TOP DOWN: ces deux expressions définissent le sens d'échange d'information dans les hirarchies multicouches de nos organisations.

PLus symptomatiquement, elles désigent de quoi on a le droit de parler : des difficultés rencontrées par la base, le BOTTOM, ou les évolutions de carrière du TOP !

Dans les faits, dans la plupart des grandes entreprises, les deux mondes s'ignorent et vivent dans des espaces temps différents. Les pannes et les manque de moyens du Bottom, l'horizon à la demi-journée et la carrière à 20 ans au TOP portée par une image médiatique maitrisée nécessairement partagée entre pairs.

Aujourd'hui, BOTTOM et TOP vivent en symbiose tels le crocodile et son oiseau nettoyeur de parasites, le pluvian.

crco_nil_savoir

pluvian

Pourra-t-on réconcilier ces deux réalités avant le prochain krash boursier?

Pourra-t-on combler la tension au travail générée par cet espace... Sans attendre les décharges de potentiel que sont les grèves (réactions collectives) ou les suicides (réactions individuelles) ?

Posté par Miekellee à 16:55 - Souffrance au travail - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juin 2007

Souffrance et liberte au travail

Nombre de penseurs du travail, héritiers de la culture judeo chrétienne continuent à penser que la souffrance au travail vient du fait que les individus sont paresseux et ne veulent pas travailler. Et cela arrange tout le monde, depuis Zola.

Aujourd'hui, alors que le travail ouvre à la fois  les portes de la consommation, donc du plaisir de faire, et de l'identité sociale, indispensable au plaisir d'être et d'être reconnu, cette logique me semble dépassée.

Tous les individus veulent un travail lucratif et épanouissant et sont prets à s'investir pour qu'il y a un vrai retour sur investissement. Ils veulent être les acteurs de leur travail. Ils veulent que leur souffrance ait un sens..pour eux. Il y a des plombiers heureux, des boulangers heureux..qui travaillent beaucoup..

Le retour sur investissement existe, si on en juge les profits des entreprises en bourse. mais il ne retourne plus au travail. (Du temps de Zola non plus direz-vous!).

Repensons la distribution, repensons l'organisation, repensons le retour sur travail ! Repensons les entreprises autogérées, repensons les coopératives, supprimons les intermédiaires, supprimons les actionnaires gloutons, retrouvons les entreprises familiales... Renforçons la gouvernance par les salariés.

Allons vers une France d'entrepreneurs.. Tous patrons !

Retrouvons l'élan de construction sociale d'après Guerre , revisité par la mondialisation. Adaptons nos auto-gestion à la nouvelle donne économique, faisons grandir nos syndicats et nos structures paritaires. L'écrasement des salariés est aussi le fruit de l'inadaptation syndicale, ancrée dans une lutte idéologique inadaptée et faible de son manque de formation au monde économique et à l'organisation des entreprises.

Posté par Miekellee à 07:53 - Souffrance au travail - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 juin 2007

DOCS et souffrance au travail

La souffrance au travail réinterroge le rôle de la médecine et des médecins vis à vis du travail.

Ah qu'il était facile de constater un accident du travail classique. Les faits était Clairs. Monsieur ou Madame X étaient sur leur lieu de travail ou sur le trajet, ils subissaient un traumatisme quelconque, c'était un accident du travail, avec toutes les conséquences qui allaient avec.

caduc_e

La souffrance mentale au travail a longtemps été considérée comme une paresse, une faiblesse de la population concernée elle-même. Une sorte de maladie de résistance au travail. Une forme aiguë de rébellion contre l'employeur et contre le travail. Souffraient ceux qui n'aimaient pas le travail. Mais tout homme doit gagner sa vie à la sueur de son front. Hors de question de laisser faire les paresseux.

Dès lors, le rôle des médecins du travail vis à vis de l'organisation du travail implique un long chemin de repositionnement des acteurs, de leurs croyances, de leurs valeurs. La souffrance au travail donne un rôle à la médecine du travail dans un domaine où elle est peu formée : la neuropsychologie. La souffrance au travail est souvent le fait de salariés qui ne sont pas malades (pas encore) mais qui doivent plier leur cerveau à des méthodes, des exigences inadaptées.

Disons le aussi, souvent, les personnalités qui choisissaient la médecine du travail préféraient  la routine et la non responsabilité médicale dans une entreprise, plutôt que la dure réalité du cabinet.

L'implication des médecins dans l'organisation du travail, au nom du fonctionnement du cerveau des salariés est une voie de pionniers que certains psychiatres ont ouverte. Il faut à la fois du courage, de l'autonomie, de la persévérance, de l'initiative, le goût de la redécouverte d'une nouvelle médecine en pleins développement, celle du cerveau, pour l'emprunter.

Leur métier leur assigne ainsi une nouvelle dimension d'activité, entre le fonctionnement du cerveau et celui de l'entreprise, une charnière entre le management et la médecine. Souvent, ils ne sont formés ni à l'un ni à l'autre.

la Responsabilité Sociale des Entreprises, passe par le cerveau.. des salariés.

Posté par Miekellee à 07:57 - Souffrance au travail - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 mai 2007

Souffrance au travail : Tant que les actions grimpent

Un cadre dirigeant m'a collée au mur : Echangeant sur la souffrance au travail, sur l'impératif de réflechir sur l'organisation du travail, il a explosé : Vous n'allez pas nous donner des leçons d'organisation alors que l'action monte en flèche et les profits aussi.. C'est qu'on ne doit pas être si mauvais!

Le pire c'est qu'il a raison à court terme. Le plus drôle c'est qu'il n'y a pas de lien à court terme entre organisation du travail et rentabilité de l'entreprise dans tous les secteurs.. surtout industriels qui ont des processus de travail qu'i s'échelonnent sur 15 à 20 ans! Ah le feuilleton des commandes d'AIRBUS!

Quand le soleil se lève , le coq chante .. Mais le coq ne fait pas lever le soleil pour autant! Je souffre de l'art de nos contemporains de prendre les causes pour les effets et réciproquement et les relations de cause à effet pour du nimporte quoi en branche.

coq_barre_01

Enfin, cette remarque pertinente m'aura eveillée à l'existence de la fédération internationale du coq ..Parce qu'une photo de coq, au soleil levant.. c'est encore à prendre... A tous ceux qui ont encore un voisin coq...merci de m'en faire une rapidement..

Posté par Miekellee à 20:05 - Souffrance au travail - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1